Les cathares sont de retour

Analyse exposant la nécessité de la messe et du sacrement de communion face aux prétendus danger dans l’assistance aux messes de la FSSPX.

 

Introduction – Les cathares

À la fin du XIème siècle apparaît en Europe occidentale une hérésie connue aujourd’hui sous le nom de catharisme. C’est l’abbé Eckbert von Schönau qui, le premier, utilisa le terme de cathares, emprunté à Saint Augustin, pour désigner ces hérétiques dualistes.

La structure du catharisme est une communauté à deux niveaux. À côté des simples croyants, on trouve les « Parfaits », terme imaginé par l’Inquisition pour désigner ceux ayant reçu le seul sacrement reconnu par les cathares, le consolamentum, qui est un baptême par imposition des mains et de l’Évangile sur la tête du postulant.

Les cathares refusent tous les autres sacrements de l’Église, et ce pour plusieurs raisons. La principale d’entre elles est qu’ils se considèrent comme les seuls vrais disciples du Christ ; ainsi, ils n’hésitent pas à se nommer les « Bons Hommes » et les « Bonnes Dames », preuve de leur absence totale d’humilité. C’est ce péché d’orgueil, combiné à leur opposition aux différentes structures ecclésiastiques, qui les poussèrent à se croire assez fort pour vivre sans les sacrements.

Toute ressemblance avec une tendance au sein de la FSSPX, aussi minoritaire que les cathares furent à leur époque, serait bien évidemment purement fortuite.

 


 

I. De la nécessité des sacrements pour la vie de l’âme et spécialement de celui de la communion à la Messe

La nécessité du sacrement d’Eucharistie se fonde sur plusieurs points :

  • Ce sacrement est nécessaire au salut en lui-même[1].
  • Dans la pratique, il est nécessaire pour garder la grâce et progresser dans la sainteté.

Ce que nous allons démontrer.

 


1 Nécessité pour le salut

« Jésus-Christ ordonne à tous les chrétiens de communier sous peine de mort. Je vous dis en vérité, en vérité, leur déclare-t-il, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. »[2]

Le Saint Concile de Trente est formel : « Cette divine nourriture est aussi nécessaire pour préserver nos âmes de la mort, et les faire subsister et croître dans la vie de la grâce, que l’aliment matériel l’est à nos corps pour les garantir de la mort »[3].

Saint Bonaventure insiste : « Sans l’Eucharistie, ou la manducation du corps du Seigneur, il n’y a point de salut »[4].

Le Concile de Latran quant à lui affirme « Ce sacrement est nécessaire non seulement de précepte divin mais aussi de précepte ecclésiastique[5] ».

Le traité de théologie dogmatique de Mgr Bartmann[6] explique avec précision :

« Si l’Eucharistie n’est pas absolument nécessaire au salut, on doit cependant d’après l’enseignement unanime des théologiens, lui reconnaître une nécessité morale de salut. On trouvera à peine un fidèle qui puisse mener longtemps, sans la recevoir, la vie chrétienne et morale qui est nécessaire, d’après la doctrine du Seigneur, pour arriver au salut. »

Mgr Bartmann se réfère directement à Saint Thomas: « Comme la communion spirituelle qui renferme le vœu de chacun, renferme le vœu de communion réelle, et que ce vœu serait illusoire, si on ne l’accomplissait lorsque l’occasion se présenterait de le faire ; il est évident que nous sommes tous obligés de communier, non seulement en vertu de l’ordonnance de l’Église, mais en conséquence même de l’ordre de Jésus-Christ. Notre-Seigneur a dit : «  Je vous dis en vérité, en vérité, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous ». [7]

C’est sur ce texte de Saint Thomas que s’appuie le Saint Concile de Trente pour décréter la nécessité de la Communion.[8]

 


2 Nécessité pour la vie de l’âme

Nous suivons toujours l’exposé de Mgr Bartmann [9].

Les effets de la communion pour l’âme sont :

  • Une augmentation de la grâce.
  • Une union intime avec Notre-Seigneur Jésus-Christ (et par lui avec les membres de l’Église).
  • «À mesure que l’Eucharistie fortifie en nous la vie surnaturelle et accroit la charité elle doit briser la force du péché en nous »[10].
  • L’Eucharistie efface les péchés véniels.
  • La communion remet la peine temporelle (cf. ST, III, 79, 5).
  • Elle calme les passions, résultat de l’accroissement de la charité dans l’âme.

Se priver de ce sacrement est donc une grave faute d’imprudence et de désobéissance envers l’Église et Notre-Seigneur Lui-même.

La controverse actuelle au sein de la « résistance » réside dans le fait que ce sacrement devrait être abandonné parce qu’il ne serait disponible que dans de « mauvaises » messes auxquelles il serait peccamineux d’assister.

Nous allons  examiner à présent ce qui fait le caractère ontologique puis moral d’une messe.

 


 

II. La question précise de la messe et du prêtre

Comprenons bien que de manière générale, la crise actuelle de la messe est une conséquence du modernisme et de l’individualisme qui ont contaminé les chrétiens. Pour les modernes, Dieu habite dans le sanctuaire de la conscience, il est immanent. Tout le culte du chrétien – disent-ils – consiste à ressentir cette présence divine en soi. Le modernisme tend à supprimer en conséquence le culte extérieur officiel, l’acte rituel commun à toute la chrétienté, bref la véritable messe, au profit de dévotions extra-liturgiques, voire même anti-liturgiques.[11] Cette idéologie n’est point éloignée de la praxis que voudraient imposer les tenants de la non-assistance aux messes de la FSSPX, au sein de la « résistance ».

Pourtant le remède antimoderne, anti-individualiste consiste donc en l’assistance à la Messe.

 


1 Résumé sur la validité de la messe (matière, forme intention)

Dans l’encyclique APOSTOLICÆ CURÆ sur l’invalidité des ordinations anglicanes, Léon XIII rappelle tout d’abord que les sacrements de la nouvelle loi, signes sensibles et efficaces d’une grâce invisible, doivent signifier la grâce qu’ils produisent et produire la grâce qu’ils signifient. Léon XIII rappelle également la relation nécessaire qui existe entre la foi et le culte, entre la loi de croyance et la loi de prière (Lex orandi, lex credendi).

Par suite trois choses sont nécessaires : la matière, la forme et l’intention.

En condamnant les rites anglicans, Léon XIII affirme explicitement que tout sacrement est valide, serait-il conféré par un hérétique ou un homme non baptisé, pourvu qu’il soit conféré selon le rite catholique. Nous allons y revenir de manière plus précise.

 


2 Trois conditions impératives pour qu’on puisse assister à un office

Il existe trois conditions impératives pour qu’on puisse assister à un office : que la messe soit valide, qu’elle soit bonne et que le prêtre veuille faire ce que veut l’Église de toujours.

Une seule des conditions ci-dessus non remplie et voilà qui empêche d’assister à l’office en question.

Mais nous montrerons également que rajouter des conditions supplémentaires nous paraît tout aussi néfaste.

 

2.1 La messe doit être valide (c’est le problème de la validité du sacrement)

La messe est un sacrement et non pas une prière. Tant qu’on n’a pas compris cette différence essentielle, on ne perçoit de la crise dans l’Église que ses douloureuses conséquences mais en aucun cas les causes.

Le sacrement est une chose sensible qui signifie et produit la grâce. Pour qu’un sacrement soit valide, c’est à dire pour que la grâce soit produite, il faut que la chose sensible signifie réellement, concrètement, publiquement ce qu’elle doit signifier : l’eau du baptême doit être vraiment de l’eau et elle doit couler. À ce prix – nous dit le catéchisme du Concile de Trente – nos sacrements « sont très clairs et ne laissent place à l’incertitude. »[12]

Dans le cas de la messe, il doit être signifié qu’il s’agit d’un vrai sacrifice, le sacrifice de la croix.[13] Par exemple, dans le nouvel ordo de Paul VI, tout, absolument tout ce qui signifiait que la messe était un sacrifice propitiatoire a été supprimé[14]. Et en place, c’est la cène protestante qui y est signifiée.

Examinons, à titre d’exemple, un « point de détail » du canon de la messe de Paul VI :

  • Dans la Somme théologique, St Thomas envisage l’éventualité d’une addition aux paroles sacramentelles et n’exclut pas la possibilité d’une addition telle qu’elle « enlève la vérité du sacrement ». De quelle nature est cette addition ? Il s’agit de « quelque chose qui corrompt le sens voulu ».[15]
  • Or précisément, dans le nouvel ordo de Paul VI les paroles de la consécration sont précédées d’une directive intitulée « Récit de l’institution » (« narratio institutionis« ) suivi de « dans les formules qui suivent, les paroles du Seigneur doivent être proférées de façon distincte et à haute voix comme la nature de ces mêmes paroles le réclame »[16]. Effectivement un simple récit se fait par définition à haute voix.[17] Nous sommes bien en présence de la cène protestante qui se contente de raconter aux fidèles ce qui s’est passé le jeudi saint. Récit certes très édifiant mais alors nous ne sommes plus en présence du renouvellement du sacrifice du calvaire. La messe de Paul VI est invalide ; ce n’est plus une vraie messe.

 

2.2 La messe doit être bonne (c’est le problème de la bonté de la Messe[18])

Dans le bref examen critique du nouvel ordo de Paul VI, les deux cardinaux qui ont présenté au Pape ce document écrivent : Le novus ordo missae « s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte Messe. » Bref, en supposant que la messe de Paul VI soit réellement une messe, ce dont il convient de douter, cette messe favorise l’hérésie. Par destination, elle n’est pas bonne et par suite on ne peut y participer.[19]

L’orthodoxie de la Messe de Saint Pie V étant certaine, l’intention des prêtres de la FSSPX est donc bonne. On ne peut donc en appeler à cette difficulté pour ne pas y assister. Si donc la messe est bonne en elle-même, la question de l’assistance à celle-ci semblerait se reporter sur la qualité du ministre. Nous y venons donc.

 

2.3 Le prêtre doit vouloir faire ce que veut faire l’Église (ce que veut l’Église de toujours et non pas l’église sociologique actuelle)

Comme si la situation religieuse n’était pas assez contraignante, on constate souvent que les fidèles (et aujourd’hui certains « résistants ») inventent béatement des conditions supplémentaires pour assister ou ne pas assister à la messe traditionnelle.

En voici quelques exemples :

  • l’officiant devrait être très pieux ou de très bonne doctrine ;
  • l’officiant doit faire de beaux ou bons sermons ;
  • l’officiant doit être du même avis que le fidèle sur la crise dans l’Église[20] ;
  • l’officiant doit déclarer son obéissance au Pape[21] ;
  • l’officiant doit être disciple de Mgr M. Lebebvre[22] ;
  • l’officiant ne doit pas faire partie de la mouvance de la FSSPX (attitude rencontrée jusqu’alors uniquement dans certains courants fondamentalistes nommés abusivement sédévacantistes) ;
  • et tant d’autres qu’il est possible d’entendre dans notre famille de pensée.

Or, ces exigences sont hérétiques, pas moins. En effet la doctrine traditionnelle est que « Ni la foi ni la sainteté (c’est à dire l’état de grâce) du ministre n’est requise pour la validité du sacrement. »[23]

Certains fidèles, en croyant ainsi défendre la Tradition (notamment en décourageant la fréquentationdes chapelles de la FSSPX, par exemple) ne font que défendre leur propre point de vue qui est dans le cas présent au moins hétérodoxe.

Saint Thomas explique en différenciant ce qui dépend ou non de la Juridiction :
« Il y a deux pouvoirs spirituels : le pouvoir sacramentel, et le pouvoir juridictionnel. Le pouvoir sacramentel est celui qui est conféré par une consécration. Toutes les consécrations de l’Église sont immuables, tant que dure la chose consacrée ; on le voit même pour les choses inanimées ; ainsi un autel une fois consacré n’est consacré de nouveau que s’il a été détruit. C’est pourquoi un tel pouvoir, selon son essence, demeure en celui qui l’a reçu par consécration aussi longtemps que celui-ci reste en vie, s’égarerait-il dans le schisme ou l’hérésie. Cela est clair du fait qu’il n’est pas consacré de nouveau s’il revient à l’Église. Mais, parce qu’un pouvoir inférieur ne doit passer à l’acte que sous la motion d’un pouvoir supérieur, comme on le voit même dans les choses de la nature, il en résulte que ces hommes perdent l’usage de leur pouvoir et qu’il ne leur est plus permis d’en user. S’ils en usent cependant, leur pouvoir obtient son effet dans le domaine sacramentel, car en celui-ci l’homme n’agit que comme instrument de Dieu ; aussi les effets sacramentels ne sont-ils pas annulés par n’importe quelle faute chez celui qui confère le sacrement. Quant au pouvoir de juridiction, il est conféré par simple investiture humaine. Ce pouvoir ne demeure pas immuable. Et il ne subsiste pas chez les schismatiques et les hérétiques. C’est pourquoi ils ne peuvent ni absoudre, ni excommunier, ni donner des indulgences, ni faire quelque chose de ce genre ; s’ils le font, rien ne se produit.
Donc, lorsqu’on dit que ces hommes n’ont pas de pouvoir spirituel, il faut l’entendre du second pouvoir ; ou si on l’entend du premier, il ne s’agit pas de l’essence même de ce pouvoir, mais de son usage légitime. »[24]

Mais surtout ces conditions superfétatoires font oublier une condition importante qui concerne effectivement l’officiant[25]. Celui-ci doit vouloir faire ce que fait l’Église de toujours[26]. Comment peut-on acquérir cette certitude sauf à imaginer un entretien avant chaque messe avec l’officiant pour s’assurer qu’il est toujours dans les mêmes dispositions vis à vis de cette finalité que le dimanche précédent ? Là n’est sûrement pas la solution car cette difficulté a été examinée en son temps et aplanie par l’Église.

Voici la règle :
« Quand le rite extérieur est correctement accompli, il est sage de conclure […] que l’intention intérieure du ministre a accompagné la célébration extérieure du rite. »[27]

On en déduit :
La messe traditionnelle, examinée sous l’angle de l’intention du célébrant, lorsque le ministre respecte le rite, ce qui est généralement le cas, est toujours valide et les conditions inventées par certains fidèles pour ne pas y assister sont ineptes.
 
 


 

Conclusion 1 : quels sont les véritables dangers ?

Le véritable danger réside dans la non-assistance à la messe et la privation de sacrement. Il ne saurait résider dans ce qui lui est extérieur : la doctrine possiblement libérale des sermons, la mauvaise tenue des fidèles, les orientations libérales du clergé, etc.

 

Conclusion 2 : en pratique, le danger de libéralisme et de perte de la foi sont-ils présents dans l’assistance à une messe de la FSSPX ?

La messe étant bonne et valide, elle ne saurait être le vecteur du libéralisme en elle-même. Ce qu’il convient de faire, c’est de se couper de l’enseignement des prédicateurs hétérodoxes, mais non pas de la messe. Il convient de rappeler que ceux parmi les prêtres de la FSSPX qui sont apparus libéraux aujourd’hui l’étaient déjà hier. Mgr Fellay n’est pas devenu rallieriste soudainement.

Quoiqu’il en soit, on ne saurait sacrifier l’assistance à la messe et la pratique des sacrements pour des raisons contingentes aussi significatives soient-elles. Priez silencieusement ou lisez votre missel pendant un sermon rallieriste le cas échéant, et surtout formez-vous doctrinalement. Contre le libéralisme, le contrepoison est la saine doctrine.

 

Instance

Une  petite poignée de fidèles (ou devrait-on plutôt dire, d’infidèles) et de prêtres de la FSSPX, si minoritaires qu’ils sont presque inexistants, tentent de semer la discorde et l’erreur par leur propos hétérodoxes quant à la pratique religieuse dans la FSSPX. C’est exactement ce que firent les cathares à leur époque.

Or, il serait pertinent de se souvenir que le problème des cathares fut résolu politiquement par le feu afin que cela serve de leçon. « Que ceux qui ont des oreilles entendent », dit l’Évangile ; et tant pis pour les fanatiques de la « courtoisie » et les petites peluches arc-en-ciel de la « charité » individualiste.

 

Thomas Audet, Bernard de Midelt et Ernest Lenoir
Pour Stageiritès

 


[1] Au moins de désir, et pour les baptisés non encore admis à la communion, les théologiens expliquent que le baptême contient en lui-même implicitement ce désir, puisque devenir chrétien c’est vouloir agir comme tel, et donc vouloir communier. Cf. Mgr Bartmann Bernard, Précis de théologie dogmatique Tome II, p. 360.

[2] Marguet, De la nécéssité des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie, chap. 6, cité par l’abbé Favre, Confession sincère et communion fréquente, douzième édition, p.358, 1896

[3] Concile de Trente, session 13, de l’Eucharistie, ch. 2.

[4] Commentaire sur St Jean, ch. 6

[5] Concile de Latran, 4, can. Omnis.

[6] Mgr Bartmann Bernard, Précis de théologie dogmatique, éd Salvador/Casterman, Tome II, L’Eucharistie, p359 et suivantes. Rappelons que ce précis était l’ouvrage de base en théologie dogmatique du Séminaire français de Rome avant la révolution moderniste.

[7] IIIa Q80, a11 a. 11 : Est-il permis de s’abstenir totalement de la communion ?

[8] S. 21, c. 4 : Denz., 933

[9] Précis de théologie dogmatique, Tome II, Effets et nécessité de l’Eucharistie, p356 et s.

[10] Ibid p.357

[11] Dom A. Coelho osb : Cours de liturgie romaine, 1924.

[12] Chapitre 14 §V Matière et forme des sacrements.

[13] Un vrai sacrifice, c’est-à-dire le sacrifice propitiatoire. C’est ce qui nous oppose irréductiblement aux protestants. Le canon 3° de la session XXII° du concile de Trente précise que celui qui dit que le sacrifice de la messe n’est qu’un sacrifice de louange, d’action de grâce ou une simple commémoration et non pas un sacrifice propitiatoire doit être anathème.

[14] Si l’on voulait dresser une liste exhaustive des suppressions décidées par Paul VI de ce qui signifiait le sacrifice durant la messe, on obtiendrait un document d’une longueur impressionnante qui dépasserait le cadre de cette étude. D’autres l’ont fait à notre place.

[15] Thomas d’Aquin st, ST, IIIa Q 60 a 8 : « Il faut se demander si le changement en question fait disparaître le sens exigé, car, en ce cas, il n’y a plus de vrai sacrement. ».

[16] « in formulis quae sequuntur, verba Domini proferantur distincte et parete, prouti NATURA eorundem verborum requirit ».

[17] Alors que dans le canon romain la consécration se dit à voix basse.

[18] Rappelons que la Messe est une action. Comme toute action elle peut être bonne ou mauvaise.

[19] Ceux qui s’étonne qu’une vraie messe puisse également favoriser l’hérésie, autrement dit qu’elle ne soit pas « bonne », doivent se souvenir que l’Église interdit pour ce motif, par exemple, la participation des fidèles aux messes valides des orthodoxes (schismatiques) et a fortiori aux messes « noires » qui sont des messes valides.

[20] Mission impossible d’ailleurs, compte tenu des multiples avis théologiques disponibles actuellement sur le marché religieux à propos de la crise dans l’Église.

[21] Avec quelle périodicité ? Chaque dimanche ? Et l’obéissance à l’évêque du lieu, obéissance qui est pourtant de règle dans l’Église ?

[22] Ou d’autres vénérables prélats.

[23] Léon XIII, APOSTOLICÆ CURÆ.

[24] Saint Thomas, ST, IIa IIae, Q39, a3.

[25] Outre que, pour mémoire, il doit avoir été ordonné validement, dans l’Église catholique. Ce point étant douteux dans les communautés Ecclesia Dei Afflicta, pour les prêtres ordonnés après leur ralliement.

[26] Car si le ministre n’est à la messe qu’un instrument, il est un instrument conscient et libre.

[27] Goupil A-A sj : Les sacrements, tome I pp 60 et 63.