La brochure « Un Saint Nouveau ? », relecture doctrinale

C’est avec grand intérêt que nous avons lu la brochure Un Saint Nouveau et nous ne pouvons qu’approuver largement ce qui est dit contre la « canonisation » de Jean Paul II1.

La démarche de l’auteur contre cette canonisation l’amène à développer deux points de la doctrine catholique en un sens discutable :
I.- Les conséquences de l’existence d’un ordre naturel et d’un ordre surnaturel (Brochure, p.7-10).
II.- Les rapports entre L’Église et l’État (Brochure, p. 27-29).

Nous utiliserons :

  • pour le premier point, le « Précis de théologie dogmatique » de Bartman et celui de Ott2, deux ouvrages de base dans les séminaires anti-modernistes ;
  • pour le second point, nous utiliserons notamment Léon XIII, Immortale Dei et saint Thomas d’Aquin.

 


 

I – Les conséquences de l’existence d’un ordre naturel et d’un ordre surnaturel (brochure, p.7-10)

Nous sommes bien sûr d’accord avec le fait incontestable que « L’Église catholique a toujours enseigné la distinction entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel. » Nous sommes également d’accord avec le fait que « l’union surnaturelle à Dieu dépasse les capacités de la nature et réclame l’intervention de la grâce […] »3. En effet, le Pape Saint Pie X explique : « Nous ne pouvons nous empêcher de déplorer, une fois encore et très vivement, qu’il se rencontre des catholiques qui, répudiant l’immanence comme doctrine, l’emploient néanmoins comme méthode d’apologétique ; qui le font, disons-Nous, avec si peu de retenue qu’ils paraissent admettre dans la nature humaine, au regard de l’ordre surnaturel, non pas seulement une capacité et une convenance, […] mais une vraie et rigoureuse exigence »4. Et Pie XII : « Ils déforment la vraie notion de gratuité de l’ordre surnaturel, quand ils prétendent que Dieu ne peut créer des êtres doués d’intelligence sans les ordonner et les appeler à la vision béatifique. »5

On en déduit donc que le surnaturel n’est pas naturellement accessible à l’homme, « car s’il est une vérité certaine et fondamentale en théologie, c’est que la nature et le surnaturel ne sont point seulement séparés par une ligne de démarcation à peu près insaisissable, mais par un abîme. Ce sont deux ordres irréductibles, deux mondes plus distants l’un de l’autre (à moins que Dieu ne veuille librement les rapprocher) que ne le seraient deux univers indépendants et disparates […] ».6

On comprend tout à fait dans cette perspective les erreurs enseignées par Jean Paul II relatives à l’existence supposée d’un salut universel. Le péché originel a foncièrement coupé l’homme de la finalité surnaturelle que Dieu lui avait offerte gratuitement par la grâce. « Tout hommes vient au monde avec la blessure du péché originel, qui met obstacle à cette union surnaturelle »7.

À ce point de l’exposé, l’attente légitime du lecteur serait le développement de la doctrine catholique du péché originel.  À la place de cet exposé nécessaire, l’auteur de la brochure se contente de citer un Concile ancien et imprécis sur un sujet, certes connexe au péché originel mais non pas essentiel : « C’est pourquoi le canon 13 du concile d’Orange (529) ajoute que le libre arbitre, blessé dans le premier homme ne peut être rétabli que par la grâce du baptême »8. À vrai dire, nous ne voyons pas le raccord direct entre un affaiblissement du libre arbitre et l’impossibilité de se sauver sans la grâce. Il faudrait élaborer une théorie disant que, naturellement, l’homme pourrait choisir librement Dieu. Pour bien saisir le nœud de l’erreur dont nous parlons, il faut comprendre quelles conséquences résultent de la définition du péché originel comme une blessure du libre arbitre (naturel).

 

Résumons la formulation de ce paragraphe de la brochure :

  • Elle affirme que la raison du péché originel consiste dans l’altération du libre arbitre (naturel)
  • Donc que sans le péché originel, l’homme aurait pu accéder à la vision béatifique en choisissant Dieu naturellement via son libre arbitre sain
  • Et par suite que la grâce est inutile pour accéder au salut, si ce n’est maintenant après la chute comme « grâce médicinale » guérissant par le baptême notre libre arbitre blessé.

 

Lorsque le paragraphe de la brochure se termine par : « Cette affirmation du pape9 conduit à confondre le créé et l’incréé, la nature et la grâce » ; nous pensons que cette phrase condamne également l’auteur de la brochure.

 

Nous donnons maintenant l’explication catholique de la doctrine du péché originel ainsi que les explications nécessaires relatives à l’amour naturel de Dieu.

 


Nature exact du péché originel

Nous l’avons déjà dit, des controverses ont eu lieu dans l’Église et hors de l’Église (protestantisme notamment) sur les conclusions qu’il fallait tirer des textes bibliques, des écrits des Pères et des thèses des théologiens catholiques. Or, ces controverses sont maintenant dirimées dans l’Église pour ce qui concerne le péché originel (son essence, sa propagation et ses suites), la grâce (distinction entre gratia naturalis et gratia supernaturalis, la nature de la grâce surnaturelle actuelle, sa nécessité et ses limites), la liberté humaine face au bien, sans que cette liste prétende d’ailleurs à l’exhaustivité.

Les solutions aux difficultés se trouvent en science de théologie dogmatique catholique.

Pour ces anciennes controverses, aujourd’hui dirimées, on ne peut plus – comme cette brochure le propose – s’appuyer sur des textes divers et anciens ayant été précisés par le Magistère postérieur (Concile de Trente notamment), seraient-il bibliques ou des Pères. L’interprétation et la conclusion orthodoxe de ces textes est maintenant connue, elle est obligatoire. Si on adopte une méthode convenable, à savoir le recours à la théologie dogmatique catholique, les difficultés disparaissent.

 


Le concile d’Orange, machine de guerre des jansénistes

La brochure cite le Concile d’Orange (529). Le concile d’Orange, réuni contre Pélage, a été revendiqué par les jansénistes au même titre que l’est de nos jours le concile Vatican II par les modernistes. En le citant, on n’est pas obligatoirement en bonne compagnie. Mieux vaudrait citer le concile de Trente.

Plusieurs des formulations du concile d’Orange sont équivoques. Pour preuve, le contenu de la proposition 27 de Baïus condamnée par saint Pie V est matériellement identique au canon 22 du concile d’Orange. Grégoire de Rimini (v 1300-1358) disait à ce sujet : « Augustinus hic locutus est excessive […] »10.

 


Le Péché originel

« C’est un péché habituel et non un péché actuel, il ne fut actuel que pour Adam. Le caractère essentiel de cet état, c’est, comme tout péché grave, la privation de la grâce sanctifiante. Par rapport à la concupiscence, on peut avoir des opinions différentes mais il convient de la concevoir dans le sens de la théologie posttridentine. D’après cette théologie, elle (la concupiscence) n’est pas née avec le péché d’origine, mais elle  fait partie de la nature ; elle fut cependant, par grâce préternaturelle de Dieu, ordonnée et soumise à la raison »11.

On ne peut donc honnêtement rechercher dans le concile d’Orange une définition dogmatique certaine de l’essence du péché originel. Définition qui, comme nous l’avons vu, introduit une autre question, celle de la « blessure de la nature par le péché originel » et particulièrement «  la blessure du libre arbitre ».

Il est intellectuellement malhonnête de ne pas préciser en quel sens est utilisée la notion de « blessure » afférente au péché originel.

 


La formule de Bède le vénérable et le jansénisme

Le jansénisme s’appuie justement sur cette notion de « blessure de la nature » par le péché originel pour fonder sa doctrine mortifère et hérétique. La formule à retenir contre le jansénisme est : « après le péché, ses biens naturels sont restés intacts »12. Or, certains penseurs catholiques ainsi que l’auteur de la brochure en particulier, « réduisent, pour les défendre, la bonté des êtres créés à une abstraction vide de consistance concrète et d’efficacité, et tiennent sur les conséquences destructrices du péché originel, des propos que ne désavoueraient pas les jansénistes et certains protestants. »13

La théologie doit donc s’éloigner des interprétations des pseudo-augustiniens pour trouver un sens orthodoxe à la formule Spoliatus gratuitis, vulneratus in naturalibus de Bède le vénérable qui parle de la « blessure de la nature ». Et c’est ce qu’ont fait le Concile de Trente et les théologiens post-tridentins. Ce serait se moquer de l’autorité et manquer au devoir d’éclairer son prochain que de ne pas préciser en quel sens la formule de Bède ne doit pas s’entendre, lorsqu’on parle imprudemment de la « blessure de la nature ».

« On explique donc, ici encore, la blessure non comme une blessure proprement dite et absolue, mais comme une blessure relative : ce n’est pas en elle-même, mais par rapport à l’état idéal du paradis terrestre (doté des dons « préternaturels »). Naturalia manserunt post peccatum integra. D’après une comparaison célèbre de Bellarmin, il n’y a d’autre différence entre l’état de nature tombée et l’état de nature pure que celle qui existe entre un homme à qui on a enlevé ses habits et un homme simplement nu. »14

« L’altération de la nature est donc relative et non absolue : par rapport à son état surnaturel antérieur, Adam a été « changé en plus mal », mais non en lui-même, dans son état naturel. »15

« Tout les théologiens catholiques16 enseignent aujourd’hui, conformément au concile de Trente, que l’homme n’a perdu par le péché originel ni sa liberté, ni aucune autre partie essentielle de sa nature »17

 


C’est bien l’explication de st Thomas qui a été retenue par l’Église

Thomas d’Aquin avait raison lorsqu’il faisait la différence entre la transmission naturelle du don d’intégrité et son caractère néanmoins surnaturel, comme déjà dit supra :

« Il est clair, maintenant, que le vice d’origine, d’où sort le péché originel, vient de l’absence d’un principe, de l’absence du don gratuit conféré à la nature humaine, dès sa création. En fait, ce don était d’une certaine manière naturel, non point qu’il eût pour cause les principes de la nature, mais parce qu’il avait été conféré au premier homme pour être transmis en même temps que la nature. »18

Nous passons maintenant à la question politique de la brochure.

 


 

II – Jean Paul II et les chefs d’État19

L’auteur commence sa démonstration par ces mots : « Le Magistère de l’Église a toujours enseigné la nécessaire union de l’Église et de l’État, avec la dépendance indirecte de celui-ci à l’égard de celle-là »20.

Le lecteur attend une référence du Magistère, puisque l’auteur affirme qu’il s’agit d’un enseignement explicite du Magistère. Mais cela paraît difficile puisqu’effectivement une telle doctrine n’a jamais été tenue par l’Église.

Le Magistère s’exprime au contraire par la proposition opposée : « Chacun d’eux, le pouvoir ecclésiastique et le pouvoir civil, dans son ordre est souverain […] Chacun d’eux est donc circonscrit dans une sphère où il peut se mouvoir et agir en vertu des droits qui lui sont propres […] »  ((Léon XIII, Immortale Dei (01 11 1885) : « Utraque potestas est in genere suo maxima ».))

« Il faut admettre que l’Église, non moins que l’État, de sa nature et de plein droit, est une société parfaite ; que les dépositaires du pouvoir ne doivent pas prétendre asservir et subjuguer l’Église, ni diminuer sa liberté d’action dans sa sphère, ni lui enlever n’importe lequel des droits qui lui ont été conférés par Jésus-Christ. »21

 

« Dieu a partagé le gouvernement du genre humain entre deux pouvoirs : le pouvoir ecclésiastique et le pouvoir civil. Le premier est préposé aux choses divines, le second aux choses humaines. Tous les deux ont la suprématie, chacun dans son ordre; ils ont l’un et l’autre des limites déterminées qui les contiennent, limites tracées par la nature propre et la fin prochaine de chacun. Ainsi se dessine comme une sphère à l’intérieur de laquelle se développe, de droit exclusif, l’action de chaque pouvoir. »22

En effet, « selon saint Thomas, les États ont compétence et juridiction dans l’ordre temporel qu’ils administrent selon les principes et les techniques appropriés à cet ordre ; l’Église, elle, appartient à l’ordre de la grâce et de la charité et exerce son gouvernement d’après des principes surnaturels. »23

 

Le fait est que certains auteurs ecclésiastiques24 ont tenu l’affirmation d’une dépendance indirecte de la société politique envers l’Église. Bienheureux celui qui expliquera de manière cohérente ce que ces auteurs entendent par « indirect ».

Le fait est que nous sommes rien moins qu’en présence d’une doctrine politique augustinienne (fondée sur des relents jansénisants et baïanistes quant à  la nature humaine25 et modernistes sur la confusion entre ordre naturel et surnaturel : Maritain, Lubac…).

Pour comprendre le fond de la question, il faut tenir :

 


L’État est souverain dans sa sphère, c’est-à-dire la poursuite du Bien Commun naturel

Encore faut-il comprendre que la finalité de la Cité est le Bien Commun naturel, qui n’inclut pas le salut des âmes. En effet : « C’est donc à l’Église, non à l’État, qu’il appartient de guider les hommes vers les choses célestes, et c’est à elle que Dieu a donné le mandat de connaître et de décider de tout ce qui touche à la religion. »  ((Léon XIII, Immortale Dei (01 11 1885).))

La volonté de soumettre l’État à l’Église ne serait légitime que si la fin de l’État était celle de l’Église. Or, chacune de ces deux cités possèdent une finalité particulière. L’État poursuit le Bien Commun de la cité (qui sera différents dans ses modalités pour chaque nation prouvant ainsi l’inanité d’une politique chrétienne sous-entendu universelle), tandis que l’Église poursuit le Bien Commun surnaturel qui est le saint sacrifice de la messe.26

 


L’État est auto-suffisant, c’est une société parfaite

Par suite, l’État est une société parfaite c’est-à-dire qu’elle se suffit à elle-même dans la poursuite de sa fin : le Bien Commun qui est naturel et non surnaturel.

« Il y a deux espèces de société parfaite : une politique, ou d’ordre naturel et une autre ecclésiastique, ou d’ordre surnaturel. L’homme a besoin des deux pour obtenir sa fin ultime. De la société politique, pour obtenir sa fin ultime naturelle ; de la société ecclésiastique, pour atteindre sa fin ultime surnaturelle. »27 Là encore Léon XIII cité supra : « Il faut admettre que l’Église, non moins que l’État, de sa nature et de plein droit, est une société parfaite ».

 


L’État doit reconnaître la (vraie) religion, car la religion est une exigence naturelle

Par contre, il faut affirmer que l’athéismepolitique est le plus grand fléau des États. « Les sociétés politiques ne peuvent sans crime se conduire comme si Dieu n’existait en aucune manière […] »28. Il est par sa nature un péché contre la raison, puisque la raison prouve Dieu et sa souveraine bonté, exigeant son culte. « La raison peut, par ses seules forces, quoiqu’avec difficulté, se faire une idée exacte  et imparfaite de Dieu auteur de la nature […] »29.

Il est donc dans l’ordre naturel pour la Cité d’avoir un culte. La question est traitée ailleurs sur ce site par Bernard de Midelt30 ainsi que la difficulté qui consiste pour le chef d’État à choisir la vraie religion que nous abordons maintenant brièvement.

 


Le chef d’État peut discerner facilement quelle est la vraie religion

Conformément à l’enseignement de Léon XIII : « Parmi toutes ces religions opposées qui ont cours, […] la raison et la nature s’unissent pour nous répondre : celle que Dieu a prescrite et qu’il est aisé de distinguer […] »31. À l’aide des signes et des prodiges notamment.

 


Pour revenir à la théorie de la brochure32

Les remarques que nous avons faites permettent de comprendre que la référence à Pie IX qui condamne la proposition suivante « Le meilleur régime politique et le progrès de la vie civile exigent absolument que la société humaine soit constituée et gouvernée sans faire aucune différence entre la vraie et les fausses religions » ; ainsi que : « la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer par des peines légales les violateurs de la loi catholique, si ce n’est dans la mesure de la tranquillité publique »33 ; n’apportent pas le moins du monde la justification de l’énoncé de la brochure sur la « dépendance indirecte de l’État à l’Église ». Bien au contraire, une fois de plus, elle accrédite notre exposé et se place logiquement dans la ligne du Magistère de Léon XIII : un État parfait en soi, reconnaissant la vraie religion facilement identifiable.

La brochure devrait plutôt s’attaquer à l’œcuménisme et à l’indifférentisme d’une part (ce qui motivait aussi la liberté politique en matière religieuse du Concile Vatican II) et d’autre part à l’athéisme politique.

« Cette erreur est aujourd’hui à la base de toutes les démocraties modernes »34 est une autre proposition qui manque d’analyse et qui vient parachever cette édifice théorique des plus disparate. Il existe plusieurs démocraties dans le monde qui tendent au contraire vers une religion d’État catholique : Cantons Suisses, Hongrie, Espagne, etc.

 


La royauté sociale du Christ ?

La brochure termine ce chapitre sur la politique de Jean Paul II en opposant la liberté religieuse de ce dernier avec ce qu’elle appelle « la royauté sociale du Christ ».

Sans entrer plus avant dans la controverse, il ne fallait pas ajouter un tel axiome théologique dans une étude si peu aboutie. Qui sait ce que « Royauté sociale du Christ » veut dire ? Peut-on nous donner une définition concrète de cette aporie théologique ?

Pour nous thomistes, l’État poursuivant le Bien Commun, permet de fait la royauté politique du Christ – Logos de l’univers. L’État poursuivant le Bien Commun accomplit au pied de la lettre la volonté de Dieu manifestée par son ordre naturel. Cet ordre né du Verbe qui « au commencement était en Dieu, par qui tout a été fait, et sans lui rien n’a été fait » ((Evangile selon Saint Jean, Ch 1)).

 


 

Conclusion

Cette brochure témoigne de la faiblesse théologique de notre famille de pensée qui n’arrive pas à sortir de ses préjugés théologiques et de l’idéologie augustinienne et jansénisante. Ce trait est patent chez bon nombre de prédicateurs de la FSSPX. En une occasion aussi importante que le scandale de ces canonisations, les fidèles méritaient mieux qu’un pastiche théologique réitérant des erreurs infantiles et des contre-sens déplorables. L’absence d’auteur jusqu’à l’inexistence de lien avec la FSSPX sur la brochure n’est pas non plus sans nous laisser une certaine amertume. De quoi les auteurs ont-ils peur ? Des reproches de la « Rome apostate » ?

Le comble c’est qu’il se trouve des penseurs très éclairés dans le sein même de l’église conciliaire et qui seraient tout à fait à même de prendre les mêmes objections que nous et de retourner ainsi la fragile démonstration de cette brochure contre leurs auteurs et contre la FSSPX.

 

Thomas Audet
Pour Stageiritès


  1. Sur ce sujet on lira également A. Thierry Gaudray, Les canonisations actuelles sont-elles infaillibles ?, Sel de la Terre n° 88 p 164 et sq. 

  2. Ott Louis, Précis de théologie dogmatique, éd Salvator  

  3. Brochure, p. 7 

  4. Pie X, Pascendi, 1907. 

  5. Pie XII, Humani Generis, 1950. 

  6. p. Mercier Alexandre op, Le surnaturel, Revue thomiste 1902, p 130. 

  7. Brochure, p. 7 

  8. Ibid  

  9. « En tout enfant qui naît et en tout homme qui vit ou qui meurt, nous reconnaissons l’image de gloire de Dieu ; nous célebrons cette gloire en tout homme, signe du Dieu vivant, icône de Jésus-Christ », Evangelium vitae, 15/03/1985, n°84. 

  10. « En ce lieu, Saint Augustin est excessif » 

  11. Mgr Bernard Bartmann, Précis de théologie dogmatique, Tome 1, p. 302-303, 5ème édition, 1944, Ouvrage de base en théologie dogmatique au séminaire francais de Rome avant la révolution conciliaire. 

  12. « Contrairement à l’hérésie manichéenne, il n’y a pas de nature mauvaise en soi, attendu que toute nature, en tant qu’elle est nature, est bonne. » (Concile de Florence) (Ott Louis, Précis de théologie dogmatique, éd Salvator, livre II, chap I, § 5). 

  13. Cf. sur ce point p. Garrigou-Lagrange R., Le langage des spirituels comparés à celui des théologiens, La vie spirituelle, Suppl., 49 (1936) 258 et Bultot R., Bonté des créatures et mépris du monde, RSPT, Tome 62, n°3 Juillet 1978, éd Vrin, p 377. 

  14. Bartmann Bernard mgr, Précis de théologie dogmatique, éd Salvator 1944 T 1 p 337. 

  15. Bartmann Bernard mgr, Précis de théologie dogmatique, éd Salvator 1944 T 1 p 336. 

  16. Souligné par l’auteur 

  17. Bartmann Bernard mgr, ibid, p. 337 

  18. Thomas d’Aquin st, Contra Gentes, IV, 52. « Par rapport à son état surnaturel antérieur, Adam a été changé en plus mal, mais non en lui-même, dans son état naturel. » (mgr Bartmann Bernard, Précis de théologie dogmatique, éd Salvador/Casterman, Tome I, Livre II, Deuxième section, ch II L’humanité, p 336). 

  19. Brochure, p. 27-29 

  20. Brochure, p. 27 

  21. Ibid  

  22. Léon XII, Immortale Dei. Ce même texte est repris intégralement pas le pape Pie XI dans l’encyclique Divini Illius Magistri

  23. Lachance Louis op, L’humanisme politique de saint Thomas d’Aquin, – Individu et Etat, éd Le Lévrier 1965, p 26. 

  24. Mgr Lefebvre lui-même dans Ils l’ont découronné  

  25. Oui, l’homme sans la grâce ne peut pratiquer toute sa vie sans tomber toutes les vertus, mais précisément la Cité n’a pas la charge de toutes les vertus

  26. Thomas d’Aquin st, ST III, q65, a 3, ad 1 : a.3 La hiérarchie des sacrements […] : « Le bien commun spirituel de l’Église réside substantiellement dans le sacrement de l’eucharistie lui-même. ».  

  27. Ramirez J-M Santiago op, Doctrina politica de santo Tomas, ed ISL Madrid 1953, ch. II, p 26. 

  28. Léon XIII, Immortale Dei, La phrase complète de l’encyclique dit : « Les sociétés politiques ne peuvent sans crime se conduire comme si Dieu n’existait en aucune manière, ou se passer de la religion comme étrangère et inutile. »Il existe donc deux types de « laïcité » qu’il est imprudent de confondre. La première des deux, l’athéisme politique, dénature véritablement le politique. 

  29. Garrigou-Lagrange, RSPT 1920, p 353. 

  30. M. Bernard de Midelt publie sur notre site différents articles sur ce thème : « La politique des États non catholique » 

  31. Léon XIII, Libertas, 20 juin 1888. 

  32. brochure, p. 27-29 

  33. Ibid, p. 27-28 

  34. Ibid, p. 28