Politique et Économie – Partie 2/2

Cet article est la suite de la première partie.

IV – Bien commun et suffisance[1]

IV.1 Notions

Thomas d’Aquin donne deux définitions complémentaires de la Suffisance.

D’une part celle notée supra qui concerne le citoyen. D’autre part la Suffisance au sens d’autarcie, pour ce qui concerne la Cité et sa souveraineté[2] :

  • in De Regno, I, 1 : « Dans la Cité, qui est la communauté parfaire, on se suffira quant à toutes les choses nécessaires à la vie. »[3]
  • in Commentaires de la Politique d’Aristote par Thomas d’Aquin I, 1, n° 31.

    « n°31. Ensuite lorsqu’Aristote dit « Quant à la communauté achevée formée de plusieurs villages c’est la cité, qui a déjà atteint une sorte d’autarcie complète : sa genèse s’explique par les nécessités vitales, mais quand elle existe elle permet, en plus, une vie heureuse. »[17], après qu’il eut indiqué de quelles communautés est composée la cité il traite de la communauté de la cité elle-même.

    Il divise ses arguments en trois. Il montre d’abord ce qu’est la communauté de cité, ensuite qu’elle est fondée sur la nature et enfin il traite de la communauté de cité.

    En ce qui concerne le premier point il montre comment est réalisée une cité. Il retient trois conditions [17]. Il indique d’abord de qui est composée la cité. Comme le village est constitué de plusieurs familles, la cité est constituée de plusieurs villages.

    Il dit ensuite que la cité est une communauté parfaite; il le prouve de la façon suivante : toute communauté d’hommes est ordonnée en vue des nécessités de la vie. Est parfaite la communauté qui apporte à chaque homme tout ce qui est nécessaire à son existence. Une telle communauté, c’est la cité. C’est la finalité de la cité d’avoir en elle tout ce qui est nécessaire à la vie de l’homme comme c’est le cas habituel. C’est pourquoi la cité est composée de plusieurs villages : dans l’un on trouve des artisans, dans un autre des tisserands et dans tous les autres d’autres métiers. Il ressort de là que la cité est une communauté parfaite.

    Troisièmement il montre à quelle fin la cité est ordonnée. En premier lieu elle doit fournir ce qui est nécessaire à la vie de façon que tous puissent se procurer leur subsistance. Elle permet aux hommes de vivre mais aussi de bien vivre quand les lois et la justice gouvernent la vie des hommes.

In Exposition de l’Éthique d’Aristote par Thomas d’Aquin, Livre 10, leçon 13 : [Le plaisir, la vie contemplative, le bonheur] :

« #2127. — Pour s’adonner, lui, à la vie spéculative, l’homme a d’abord besoin d’avoir un corps sain, car la faiblesse corporelle affaiblit les forces sensibles dont il se sert dans sa spéculation. De plus, elle détourne l’intention de l’esprit de l’attention requise par la spéculation. L’homme a aussi besoin de nourriture, et de nutrition du corps, et d’esclavage, de façon à se procurer tous le reste du nécessaire à la vie humaine.

#2128. — Ensuite (1179a1), il montre que l’homme n’a pas besoin de beaucoup de choses extérieures pour son bonheur. Il dit que, bien qu’il ne se puisse pas, sans les choses extérieures nécessaires à la vie humaine, que l’on arrive au bonheur accessible dans cette vie, il ne faut cependant pas penser qu’afin de devenir heureux, on ait besoin de beaucoup et de grandes richesses. Qu’en effet, on se suffise à soi, ce qui est requis au bonheur, ne consiste pas dans l’excès des richesses. La nature, en effet, a besoin de peu. Même que l’excès fait que l’on se suffit moins à soi. En effet, on a besoin de l’aide de beaucoup de gens pour garder et pour gouverner des richesses excessives. De manière semblable, aussi, la rectitude du jugement, tant de la raison spéculative que pratique, et l’action extérieure vertueuse peuvent s’assurer sans excès de richesses.

#2129. — Comme c’était manifeste pour le jugement de la raison, il le manifeste par la suite pour l’action de la vertu, qui paraît nécessiter bien des [choses], comme il a été dit plus haut (#2112-2116). Il dit qu’il est possible, à ceux qui ne sont pas des princes sur terre et sur mer, c’est-à-dire dont les richesses ne sont pas excessives, de bien opérer. Si, en effet, on possède des biens extérieurs modérés, on pourra opérer en conformité avec la vertu. Cela apparaît manifestement à l’expérience. En effet, des hommes particuliers, c’est-à-dire du peuple, paraissent accomplir, dans leur vie privée, des [actions] vertueuses, pas moins que des puissants. En effet, les puissants sont empêchés d’accomplir beaucoup d’actions vertueuses, tant à cause de d’un excès d’occupations et de préoccupations, qu’à cause aussi de l’orgueil, et de l’abondance des richesses. D’ailleurs, il suffit au bonheur que l’on ait assez de biens extérieurs pour pouvoir accomplir des [actions] vertueuses: parce que, si on agissait en conformité à la vertu, sa vie serait heureuse, car le bonheur consiste dans l’opération de la vertu, comme il a été dit antérieurement. »

 


IV.2 La suffisance concerne aussi l’économie

Plus loin dans le De regno, saint Thomas revient sur ce sujet :

« C’est pourquoi la cité parfaite devra se servir des marchands, mais d’une façon modérée. »[4]

 

La doctrine traditionnelle s’oppose donc à celles des économistes libéraux ou mondialomarxistes, dont on a pu écrire :

« une fois admis […] que tous, dans une société industrielle, ne cherchent que l’amélioration de leur bien-être matériel, il faut encore admettre que, en quelque manière par définition, cette amélioration n’a aucun terme définissable. On ne saurait concevoir que la production soit menée jusqu’à un certain point au-delà duquel elle devrait s’arrêter ; il y a bien des économistes à soutenir qu’il faudrait mettre un terme à la croissance, mais indépendamment de l’absurdité économique que ce projet représente, à tout le moins il est évident que nul n’est en mesure de déterminer en quoi pourrait constituer cette limite à partir de laquelle les besoins des hommes sont satisfaits. »[5]

 

Concernant le bien commun et la suffisance, on se reportera à Polin Claude & Rousseau Claude, La cité dénaturée, éd PSR 1997, chapitres 12, 13 et 14 : cf. p 156 et s.

La globalisation et le mondialisme n’ont d’autre but que de rendre insuffisantes et interdépendantes les cités, de manière à les obliger à se fondre dans un super-état international. [6]

 


 

V – Mondialisme, Économie et Politique

Le plus simple consistant à lire sur ce point Marcel De Corte[7] :

« [88] […]
On peut en dire autant des structures institutionnelles supranationales ou internationales qui ameutent aujourd’hui les imaginations et séduisent les esprits en mal de juridisme. Tous ces plans ambitieux sont voués à l’écroulement. Les empires sont toujours des phénomènes de dégénérescence. C’est en effet un principe confirmé par l’expérience historique que le bien commun d’une vaste société n’intéresse qu’une faible partie de ses membres. Construire une « grande société » économique qui s’organiserait en communauté politique et se couronnerait d’un Super-État, est une utopie. Sans doute, le dynamisme de l’économie postule-t-il un grand marché. Mais un grand marché dont l’économie tisse le réseau ne pourrait se prolonger institutionnellement qu’en supprimant les sociétés nationales préexistantes, ou en les fédérant autour d’un centre dont la puissance aurait émergé des autres, ou encore par des abandons de souveraineté à un organisme supranational pourvu d’assez de force et de prestige pour s’imposer lui-même souverainement. Au surplus, la transposition du marché en communauté politique implique que l’économique régit totalement le politique et que les détenteurs du pouvoir économique – groupes de producteurs ou État – sont aussi les détenteurs du pouvoir politique. C’est dire qu’une telle tentative inclut de soi la tyrannie bureaucratique, le plus exorbitant des dirigismes économiques de la part de l’État ou la guerre entre les coalitions de producteurs pour s’emparer de la direction des affaires publiques. Devant ce monstre informe et sans visage, qui ne peut captiver la sensibilité, le citoyen n’éprouvera qu’indifférence et sa passivité devant les maîtres de l’heure ira grandissante. Toute vaste société économique institutionnellement organisée est fatalement livrée au pillage des bureaucrates de l’État et aux appétits des groupes de pression, sinon des deux à la fois, parce que ses membres sont incapables de la surveiller ou sont aisément dupés. Le grand marché que l’économie contemporaine exige ne peut donc s’établir qu’entre des États relativement petits dont le bien commun est suffisamment proche de leurs ressortissants respectifs pour qu’ils puissent en éprouver la présence concrète. Eux seuls peuvent obtenir sans contrainte et sans artifice la participation active de leurs membres au grand marché parce que leur étendue restreinte et leurs richesses relatives les disposent nativement aux échanges internationaux réciproques.

[89] Il faut qu’ils soient politiquement souverains pour qu’ils puissent soumettre, avec l’approbation d’une opinion publique objective, les intérêts récalcitrants à l’intérêt général. La décentralisation politique est la condition de l’union économique. Celle-ci doit naître naturellement des besoins réels que les différentes communautés éprouvent les unes des autres pour que le bien commun de leur ensemble et le bien commun de chacune des parties s’adaptent harmonieusement. Contrairement à tous les préjugés actuels dont les impérialismes font leur pâture, il faut affirmer avec Chesterton que le plus grand bonheur qui puisse arriver à un grand État est de devenir un petit État. La santé politique et économique s’accommode mal du gigantisme.

Les structures sociales du libéralisme et du marxisme, les visions politiques du superétatisme sont donc les ennemies du dynamisme économique. Elles l’entravent. Elles le parasitent. Elles l’obligent à se déployer au-delà de toute mesure. Elles le privent de sa finalité. De ce qui est en soi un bien, elles font un mal par accident, mais par accident qui pourrait devenir catastrophique. C’est là une évidence que soulignent les mécontentements, les appréhensions de l’avenir, les crises, les grèves, les révoltes, les violences, les dictatures et les guerres dont le XXè siècle est jalonné. Une économie qui n’atteint pas la fin à laquelle sa nature même la destine, alors que son développement même l’y pousse, doit faire éclater les systèmes rétrogrades qui l’emprisonnent. Refuser de voir le fait capital du dynamisme sous prétexte que les biens matériels qu’il produit ne sont pas communicables à tous les membres de la communauté, alors qu’ils le sont, signifie non seulement que nous restons tributaires des conceptions d’une économie statique dépassée, mais que nous transformons l’économie dynamique en un explosif plus dangereux que la bombe nucléaire. »

 

« [60] […]
Si l’homme concret, corps et âme, est la fin de l’activité économique et si les biens matériels sont pour lui un des moyens de s’accomplir et de parvenir au bonheur, il est clair que toute l’économie dépendra d’abord de la conception qu’on se fait de l’homme individuel et de sa destinée ultime. Elle dépendra ensuite, dans le cadre général de cette conception, du jugement pratique que l’individu est capable de poser et que personne [61] d’autre que lui ne peut poser relativement au choix de ces biens matériels qui serviront à le parfaire.

Il est donc nécessaire que la production et la consommation des biens matériels s’articulent à une philosophie de l’homme et, en dernière analyse, à une religion : la fin détermine les moyens, la fin de l’homme est la perfection métaphysique de l’homme : la perfection métaphysique de l’homme s’ouvre sur le Bien universel et sur l’être absolu auquel son être relatif est relié. L’histoire de l’économie le prouve du reste surabondamment : dans le domaine des biens matériels, aussi bien que dans celui des biens dits supérieurs, l’homme n’a jamais pensé ni agi qu’à partir de postulats fondamentaux qui relèvent de la philosophie et d’un système de croyance. L’économie des Grecs est étroitement solidaire de leur philosophie aristocratique de la contemplation et de leur religion de la Beauté. L’économie des Romains est imprégnée de leur philosophie du droit intimement associée à leur religion paysanne. Nul n’ignore l’influence de la philosophie et de la religion chrétiennes sur l’économie médiévale. Le libéralisme est une philosophie et une religion de l’homme. Le marxisme en est une autre dont la substance est le libéralisme même, mais transposé dans une perspective dialectique : Mars, c’est Ricardo plus Hegel. On connaît le retentissement du premier au XIXè siècle et du second au XXè. La transformation de celui-ci en un capitalisme étatique et en « managerial révolution » qui livrent l’économie à une caste d’experts, la décomposition de celui-là en un mélange chaotique d’affairisme, de socialisme édulcoré, d’interventionnisme et de scientisme, l’absence radicale de philosophie et de religion qui les caractérise tous deux de plus en plus actuellement, sont encore des formes bâtardes de la philosophie et de la religion : leur relativisme commun le démontre. Si différente que soit l’accentuation de ce relativisme dans les deux cas, elle souligne la présence dans les économies qui en dépendent, d’une conception philosophique de l’homme et de sa relation à l’univers qui n’ose pas s’exprimer, mais qui se traduit dans les faits comme une conquête de toute la nature par un type d’homme abstrait, exclusivement « productiviste » et axé sur la possession des biens matériels. A travers le nationalisme et l’internationalisme dont cette abstraction se revêt dans les deux cas, comme à travers la mobilité de l’évolution des systèmes, un regard attentif aperçoit encore et sans doute plus que jamais la parenté originelle du libéralisme et du marxisme relativisés qui se disputent la planète. »

 


 

VI – Chez les utopistes, lien automatique entre la croissance économique et le « progrès démocratique »

Cet argument se réduit à la maxime optimiste selon laquelle « toutes les choses bonnes vont ensemble »[8].

Appliquée à la question des liens entre progrès politique et progrès économique, cet argument revient à postuler que « le progrès économique engendre le progrès politique et inversement »[9], c’est-à-dire que les deux types de progrès vont de pair, interagissent positivement et harmonieusement. Héritage des Lumières, cet argument est central dans les contemporaines théories du « développement politique », de la « démocratisation » ou de la « transition démocratique », qui toutes supposent l’existence d’un cercle vertueux entre la croissance économique et le « progrès démocratique », entre la prospérité liée en principe à l’économie de marché et les libertés garanties par un système démocratique de type libéral/pluraliste.[10]

 


 

VII – Conclusion

Quel est le lien entre le Politique et l’Économique ?

Relisons Marcel De Corte :
« Dans le domaine des biens matériels, aussi bien que dans celui des biens dits supérieurs, l’homme n’a jamais pensé ni agi qu’à partir de postulats fondamentaux qui relèvent de la philosophie (politique) et d’un système de croyance (religieuse). »

 

de Midelt
Pour Stageiritès

 


 

Annexe A

Définitions économiques : la production des richesses, la distribution des richesses, la consommation des richesses. On se reportera au résumé d’économie de Matteo Liberatore, Principes d’économie politique, pages 539 à 556.

 


 

Annexe B

Dans POLIN Claude – ROUSSEAU Claude, La Cité Dénaturée, éd PSR 1997, p 156 et sq on pourra lire le commentaire de Thomas D’Aquin st, Somme Théologique, q 30, a 4 : « Ceux qui mettent leur fin dans les richesses les désirent à l’infini ».

 


 

Annexe C : Bibliographie

Corte Marcel de, Économie et morale (édition numérique)

Liberatore Matteo sj, Principes d’économie politique, éd H. Oudin 1894 (édition numérique)

Polin Claude & Rousseau Claude, La cité dénaturée, éd PSR 1997, chapitres 12, 13 & 14

Thomas d’Aquin st, Somme théologique, IIa IIae, q 77 & 78 (édition numérique)

 


 

Annexe C

Aristote, Politique, I, 9

« On a donc raison de chercher une autre espèce d’industrie commerciale et de richesses. Or cette industrie et ces richesses existent et sont dans la nature. L’art véritable est l’économie elle-même. L’art factice est ce commerce de courtage qui procure la richesse uniquement par le moyen du trafic, et dont la monnaie paraît être l’agent naturel, parce qu’elle est la base et le dernier résultat de toute transaction de commerce. Or, cet art factice d’amasser des richesses n’a pas de fin déterminée. Les arts véritables tendent sans cesse à leur fin, parce qu’ils visent de plus en plus à une perfection absolue ; ainsi la médecine veut guérir, et le veut jusqu’à l’infini; mais ces arts sont bornés dans les moyens pour arriver à leur fin , attendu que tous ont des bornes ; de même, l’art factice de se procurer l’abondance tend sans cesse à sa fin, mais cette fin n’a point de limites : il ajoute sans cesse richesses à richesses. Au contraire, l’art industriel, bien différent de cet art qui ne s’occupe que d’argent, a sa fin déterminée. 11 n’est pas dans son essence d’entasser toujours. Il est donc dans la nature de l’économie, que toute espèce de richesse ait sa limite ; mais ce qui se passe sous nos yeux est l’opposé de ce principe. Tous ceux qui emploient l’argent comme moyen de spéculation, acquièrent et entassent sans mesure; pourquoi? parce que les deux espèces de spéculation se touchent. Leurs résultats étant les mêmes, on les emploie l’une pour l’autre. Toutes deux ont une fonction commune, qui est de procurer les moyens de satisfaire les besoins de la vie, mais leurs opérations sont bien différentes. L’une s’arrête à sa fin, l’autre tend à accroître la richesse dans une progression indéfinie ; aussi se persuade-t-on souvent que la tendance d’amasser sans fin est du ressort de l’économie naturelle : en conséquence, on regarde comme un devoir de conserver et d’entasser trésors sur trésors. D’où vient ce renversement de principes? de ce qu’on ne pense qu’à vivre sans s’inquiéter de bien vivre. [1258a] Le désir de la vie est infini ; on veut posséder à l’infini des moyens de vivre. Ceux même qui cherchent à bien vivre, ne laissent pas de rechercher aussi les plaisirs du corps ; mais ce sont les richesses qui procurent ces jouissances; tous courent donc après les richesses. Voilà ce qui a donné lieu à l’espèce de spéculation factice qui ne s’occupe que d’argent.

L’homme insatiable dans ses désirs poursuit sans mesure tous les moyens de jouissance. Si l’économie naturelle ne le conduit pas à son but, il a recours à d’autres ressources, en employant ses facultés contre le vœu même de la nature. Il appartient à la grandeur d’âme, non de gagner des richesses, mais du courage. Où tendent les talents du général et du médecin ? n’est-ce pas uniquement à vaincre et à guérir ? On a fait de tout cela des spéculations d’argent, comme si l’argent était la fin de tout, car tout dans la nature tend nécessairement à sa fin. »

 


 

[1] Suffisance : la suffisance donne un vrai et complet pouvoir de vivre, d’agir. Une société atteint sa suffisance lorsqu’elle trouve en soi de quoi pourvoir à ses propres besoins relatifs à la poursuite ou à la restauration du Bien commun temporel.

Condition suffisante : une chose est, chaque fois que la condition est satisfaite; condition nécessaire : la chose n’est pas, chaque fois que la condition n’est pas satisfaite.

[2] La Cité pour être souveraine, c’est-à-dire pour être vraiment une Cité doit être « suffisante » (Aristote dit « autarcique »).

[3] Thomas d’Aquin st, De Regno, I, 1 (éd EGF p 12, éd Luf p 33, éd Téqui p 4). Le verbe suffire est utilisé cinq fois dans le texte français de ce paragraphe du De regno.

[4] De Regno, II, 3 (éd EGF p 145, éd Luf p 148, éd Téqui p 113).

[5] Polin Claude – Rousseau Claude, Les illusions républicaines, éd PSR 1993 p 38. Si l’auteur souligne les incohérences de la pensée des économistes libéraux ou mondialomarxistes, c’est bien entendu pour les stigmatiser.

[6] Rulleau J-M, Morale et Politique, Civitas n° 10.

[7] De Corte Marcel, Économie et Morale.

[8] 385 Albert O. Hirschman, Un certain penchant à l’autosubversion. Essais, tr. fr. P.-E. Dauzat, Paris, Fayard, 1995, p. 99, 101, 105, 321.

[9] 386 Albert O. Hirschman, Un certain penchant à l’autosubversion. Essais, tr. fr. P.-E. Dauzat, Paris, Fayard, 1995, p. 321.

[10] Taguieff Pierre-André, L’idée de progrès, Cahier du CEVIPOF n°32 p 61 (repris et développé dans Du Progrès, coll Librio, p 67).

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